
Ouagadougou accueille, du 2 au 4 juillet 2026, la première édition du Forum africain des innovations en santé, sécurité et bien-être au travail (AFRISST). Organisée à la salle de conférences de Ouaga 2000, cette rencontre réunit des acteurs de plusieurs secteurs autour des enjeux de la santé et de la sécurité au travail, avec pour ambition de promouvoir des solutions innovantes au service de la performance des entreprises africaines.
Investir dans la santé et la sécurité au travail, c’est investir dans la productivité, la compétitivité et la durabilité des entreprises. Telle est la conviction de Sahelors Consulting et de l’agence de communication Arobase communication, structures organisatrices de la première édition du Forum africain des innovations en santé, sécurité et bien-être au travail (AFRISST). Placée sous le thème « Innovations technologiques en santé et sécurité au travail : défis et perspectives pour un développement durable des entreprises en Afrique », cette première édition entend mettre en lumière le rôle des technologies dans l’amélioration de la santé, de la sécurité et du bien-être au travail.
Le président du comité d’organisation, Dr Sounkalo Djibo, a souligné que les innovations technologiques, notamment l’intelligence artificielle, la robotisation, les objets connectés, l’analyse des données massives ou encore la réalité virtuelle, transforment profondément les modes de production et d’organisation du travail.
Le président du comité d’organisation, Dr Sounkalo Djibo, a salué l’engagement des autorités dans l’organisation de ce forum
Selon lui, ces avancées offrent des opportunités considérables pour prévenir les risques professionnels, améliorer les conditions de travail et renforcer la performance des entreprises. « L’ambition d’AFRISST est celle d’une Afrique qui entend maîtriser les mutations technologiques de notre siècle pour en faire un levier de progrès social, de compétitivité et de développement durable », a-t-il déclaré.
Pour Dr Djibo, les travailleurs demeurent la première ressource stratégique de toute économie. « Aucune machine, aucun algorithme, aucune technologie ne remplacera totalement le génie humain, la créativité, l’engagement et le savoir-faire des hommes », a-t-il affirmé. À ses yeux, investir dans la santé et la sécurité au travail revient à investir dans la productivité, la compétitivité et la durabilité des entreprises. Il estime que les organisations qui protègent leur capital humain seront les mieux armées pour faire face à une concurrence internationale de plus en plus exigeante.

Le forum enregistre des participants venus de la sous-région et au-delà
Trois jours d’échanges autour de la prévention et de l’innovation
Pendant trois jours, les participants, issus notamment des secteurs de la santé, des mines, des entreprises et de plusieurs autres domaines d’activité, échangeront sur les enjeux de la santé, de la sécurité et du bien-être au travail. Le programme prévoit des conférences, des ateliers, des expositions et des tables rondes destinés à favoriser le partage d’expériences et la promotion de solutions innovantes adaptées aux réalités africaines.
Les autorités saluent une initiative en phase avec les priorités nationales
L’événement est coprésidé par le ministre des Serviteurs du peuple et son homologue en charge de la Santé. Représentés à la cérémonie d’ouverture, les deux ministres ont félicité les initiateurs du forum et réaffirmé leur disponibilité à accompagner cette initiative.S’exprimant au nom du ministre des Serviteurs du peuple, Lookmana Zonon a salué la pertinence du thème retenu. Il a rappelé que le Burkina Faso a ratifié les principales conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) relatives à la santé et à la sécurité au travail, traduisant ainsi son engagement à respecter les standards internationaux en la matière.
Le représentant du ministre des Serviteurs du Peuple a félicité les initiateurs de cet évènement
Il a également indiqué que le référentiel national de développement couvrant la période 2026-2030 accorde une place importante à la promotion d’environnements de travail sûrs et sécurisés. Il a enfin exprimé le souhait que les trois jours de travaux débouchent sur des recommandations concrètes permettant d’améliorer durablement la santé et la sécurité au travail au Burkina Faso.
IAMGOLD Essakane réaffirme son engagement
Le forum bénéficie du parrainage du directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et du directeur général d’IAMGOLD Essakane.Pour Tidiane Barry, directeur général d’IAMGOLD Essakane, le choix de son entreprise comme co-parrain constitue une marque de confiance qu’il accueille avec satisfaction. « Notre entreprise est l’un des principaux employeurs du pays avec près de 3 000 collaborateurs. Ces femmes et ces hommes représentent notre première richesse. Pour nous, la santé, la sécurité et le bien-être des travailleurs ne sont pas seulement des exigences opérationnelles ; ils constituent le fondement même de notre performance durable », a-t-il déclaré.




